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Tout le monde.
Sans distinction d'âge, de race, ni de situation sociale. Cependant,
chaque Centre est aujourd'hui amené à considérer certains groupes
comme prioritaires, parce que plus fragiles, plus démunis, plus
menacés : familles monoparentales, personnes âgées, adolescent ou
jeunes en difficulté, chômeurs, immigrés.
Mais ces priorités ne constituent pas des
exclusives.
Les Centres sociaux refusent de devenir des ghettos pour public
en difficulté. Comparés à d'autres dispositifs où les personnes
sont étiquetées en fonction de leur travail (ou de leur non-travail),
le Centre Social n'est pas un lieu culpabilisant. On y parle d'abord
d'épanouissement, promotion, citoyenneté. Alors que pousser certaines
portes peut être un geste parfois stigmatisant, celles d'un Centre
Social sont si souvent ouvertes et pour des causes si diverses (culturelles,
ludiques…) que les personnes se sentent préservées dans leur dignité.
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